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Pour éviter le "coup de vieux"

Ravalement des immeubles de type hausmannien

Comme tous les autres matériaux de construction, la pierre vieillit et s'altère plus ou moins rapidement. A cette dégradation naturelle s'ajoutent des pathologies dues à la pollution urbaine ou à une altération structurale de la matière. Il serait bon de venir à leur secours, avant que les immeubles du Baron Hausmann, si chers à notre cœur, ne viennent à tomber en poussière.

Infiltrations insidieuses, détériorations anormales, présence de fils, fissures ou micro-fractures sur les balcons et autres ouvrages en encorbellement sont les premiers symptômes de ce mal insidieux : l'usure pathologique de votre demeure.

Différents facteurs pathologiques peuvent affecter l'aspect d'un matériau : ceux d'ordre esthétique qui localisés ou généralisés se traduisent par un encrassement, une pulvérulence ou une exfoliation superficielles. Et, autrement plus graves, les facteurs qui peuvent engendrer une nécrose profonde de la pierre et une décohésion de l'élément. Pas de secret là encore, l'altération n'est jamais purement chimique mais résulte de la convergence d'un grand nombre d'éléments : physiques, chimiques, mécaniques, biologiques... qui venant s'accumuler les uns aux autres finissent par, à moyen ou long terme, mettre en péril la stabilité même de l'ouvrage. (Il n'y a qu'à examiner l'état pathologique des pyramides pour imaginer la même chose puissance 100 du fait de notre pollution !).

Ça mouille et ça use

Pluie, brouillard, rosée, condensations internes et de surface, remontées capillaires... sont par leur action hydratante mais dissolvante, la principale source de vieillissement prématuré de la pierre.

L'absorption puis l'évaporation de l'humidité par le matériau fini par augmenter sensiblement la faiblesse de ce dernier. Les dégâts dus au gel étant pour leur part directement liés à la structure poreuse du support. La dégradation mécanique qui en résulte se traduit alors par la formation d'esquilles aux bords aigus dans les zones les plus exposées. L'incidence de l'eau est également mise en évidence dans certains cas d'altérations chimiques du fait de pluies acides et au niveau de la biodégradation qui n'est que la conséquence indirecte de la présence d'humidité.

Outre à ces altérations dues à la présence d'humidité dans la pierre, s'ajoutent d'autres dégradations d'ordre physique, mécanique ou chimique. Ainsi les tensions superficielles engendrées par des dilatations thermiques sont à l'origine de fissurations et d'éclatements. Les sollicitations mécaniques statiques ou dynamique, notamment les vibrations dues à la circulation urbaine ; la corrosion chimique de la pollution sans oublier celle due aux lichens (mousses), ne sont pas à oublier.

La tête dans le sable

L'absence d'entretien périodique, les travaux conservatoires et de restauration réalisés à l'aide de matériaux inappropriés, les solutions "cache-misère", pauvres paliatifs destinés à ne masquer les désordres qu'à court terme... ne peuvent, dans certains cas, que favoriser ou accélérer la dégradation pathologique.

De cause à effet, le bon diagnostic

La pierre est malade ! Vous le constatez vous-même chaque jour en regardant l'aspect général de l’immeuble. Le temps qui s'écoule entre les premiers symptômes de la maladie et le traitement risque de faire monter insidieusement le coût du ravalement. Mais comment reconnaître la maladie ? Trois grands cas types s'offrent à vous : l'un le support se recouvre d'une couche pulvérulente qui ne laisse aucune zone en relief, il s'agit d'une dégradation sableuse. L'autre, des alvéoles plus ou moins profondes se creusent dans la pierre accompagnant une importante décohésion de cette dernière : il s'agit d'une alvéolisation. La desquamation, quant à elle, se traduit par des décollements en croûtes épaisses (exactement comme une pelade lorsque vous avez pris un coup de soleil !).

Sos-secours

La protection d'un ouvrage doit s'effectuer selon un processus continu, comme celui de l'altération et ne pas provoquer de ruptures d'équilibres. Il s'agit alors de prendre des mesures de conservation non traumatisantes pour le matériau.

Protéger la pierre c'est la préserver de toutes formes d'humidité et des polluants qu'elle entraîne. Pour ce faire le traitement sera mis en oeuvre après avoir débarrassé le substrat de tous ses parasites et de toutes ses cicatrices par un nettoyage haute pression en profondeur.

Le traitement utilisé doit également posséder une bonne pénétration. Cette propriété est en effet essentielle dans le cas de forte pulvérulence ou de pierres poreuses et à grain fin tel que le Tuffeau de Touraine. Elle permet d'atteindre ainsi la roche saine et d'éviter tous risques de décollements ultérieurs en plaques des produits appliqués.

Diagnostic : choisir le bon médecin

Tout travaux de ravalement ou de restauration doit passer obligatoirement par une analyse et un diagnostic établi par un spécialiste. Cet examen est alors réalisé par le maître d'œuvre, une Entreprise Agréée dément qualifiée ou encore un architecte.

L'analyse devra être aussi précise que possible notamment en ce qui concerne l'identification des pierres d'origine et de substitution ainsi que le mode et la nature de la construction.

Soigner et guérir

Le diagnostic étant établi et les causes clairement définies, il s'agit dés lors de soigner. Les techniques de restauration proposées sont fonction de la classification du bâtiment : bâti historique, immeuble d'habitation contemporain, etc. ; ainsi que des capacités financières de la copropriété. De là découle une multitude de techniques qui vont du simple ravalement à la restauration lourde.

Le simple ravalement peut constituer en une phase de nettoyage visant à éliminer la végétation supérieure en désincrustant les racines et radicelles et en détruisant les mousses et champignons, sans oublier les acariens et autres parasites. Sur des façades peu encrassées et après avoir assuré l'étanchéité des joints, fissures, micro-fractures et des calfeutrements des liaisons maçonnerie-menuiseries, le lavage à l'eau courante, accompagné d'un brossage semble être la solution la moins traumatisante pour l'ouvrage. L'application ultérieur d'un produit type Algimouss HF visant à la fois à la destruction des mousses et lichens et à l'hydrofugation de la façade est alors conseillé.

Dans le cadre d'une restauration plus lourde celle-ci peut aller d'une simple consolidation des parements abimés, au ragréage, rebouchage des cavités, moulage d'éléments architecturaux détériorés et ce jusqu'au remplacement partiel des pierres par des modules de substitution. Notons que la substitution n'intervient que dans des cas extrêmes de détérioration du simple fait de son coût.

Prévenir pour l'avenir

L'expérience nous démontre qu'après certains travaux de ravalement ou de restauration il est indispensable de protéger la façade de l'immeuble afin de lui conserver longtemps son aspect retrouvé.

Protéger pour l'avenir c'est éviter, par l'application de traitements "respirant", non filmogène, adaptés à chaque cas la prolifération des mousses, acariens et autres maux divers et variés. En outre, ce type de traitement permet d'éviter toute nouvelle saturation de la pierre en eau par ruissellement ainsi que le ré-encrassement trop rapide du support.

Éviter les graffitis. L'application d'une solution filmogène sous forme de films, de vernis ou de résines, sur une hauteur variable, fait obstacle à l'adhérence et à la migration des colorants au cœur de la pierre de taille. Un simple nettoyage/brossage permet alors d'éliminer les "tags".

Tradilou, la fenêtre haussmannienne d’Atulam

Une nouvelle référence prestigieuse parmi les récentes réalisations Atulam. La rénovation d’un appartement parisien de 250 m2, Square Lamartine dans le 16e arrondissement, a nécessité le remplacement de 25 menuiseries en dépose totale. Au programme, des châssis plutôt atypiques, dont de nombreuses portes fenêtres avec impostes plein cintre et petits bois rayonnants dans l’immense rotonde. La Tradilou, menuiserie à rive droite et à fermeture à mouton et gueule de loup en chêne lamellé collé, associe l’esthétique des anciennes fenêtres avec les performances des menuiseries contemporaines. Une réponse 100% sur-mesure pour cette adresse de prestige !

Systèmes d’imperméabilité Guittet,

gros plan sur la protection haut de gamme

Les systèmes d’imperméabilité Guittex L, mis au point par le fabricant pour répondre aux principaux défauts rencontrés sur les supports, se dévoilent dans la deuxième partie des "Solutions Façades Guittet". Détaillés selon leur importance et la classe AFNOR I1, I2, I3, I4, à laquelle ils correspondent, chaque désordre de façades (faïençage, microfissures, fissures et lézardes) trouve une solution Guittet appropriée grâce à un tableau indiquant le système à adopter tant en impression, qu’en couche intermédiaire ou en finition. Et pour un parfait rendu des produits en situation, les plaques tactiles valorisent les nuances et aspects des revêtements. Les "Solutions" de Guittet "soignent" la façade en apportant un outil précieux aux prescripteurs et aux professionnels.

Ensemble immobilier haussmannien classé, Paris 7ème

Rénovation, 9.000 m2 sur 7 niveaux. Maître d’ouvrage : SIIC Paris. Maître d’oeuvre : AXC. Génie climatique et plomberie, montant des travaux : 4,6 m€. Référence chantier : Groupe GCC / Pôle énergie.

Tradition et élégance en zinc Rheinzink

pour le Régina

A l’angle de la rue de Rivoli et de la Place des Pyramides, au coeur d’un des quartiers parisiens les plus prisés, s’élève l’hôtel Regina. Cet établissement haut de gamme de la Belle Époque dispose de façades ornées de balcons filants, d’arcades typiques de ce quartier, d’une toiture en zinc à l’impériale et d’une décoration Art Nouveau. Il reflète, en un lieu unique, la culture artistique française du 19ème siècle.

L’immeuble construit en 1824, à l’emplacement du Manège des Écuries Royales du Palais du Louvre, nécessitait une rénovation complète comprenant isolation thermique intérieur/extérieur et acoustique, chauffage et électricité. Objectif : respecter les nouvelles réglementations en matière de confort et d’économies d’énergie.

Pour l’architecte Dominique Le Roux, le projet de rénovation du Regina devait avant tout concilier la rénovation du bâtiment en L et la conservation du patrimoine architectural d'origine. «Les façades, la toiture, les chambres avec moulures du Regina sont emblêmatiques de ce lieu. Afin de les préserver, nous avons proposé à la fois une isolation thermique par l’extérieur complétée d’une isolation par l’intérieur ». Concernant la toiture, l’impératif consistait à retrouver la couverture traditionnelle en zinc à tasseaux, caractéristique des toits parisiens. Pour cela, le système à tasseaux en Rheinzink-prépatina clair permettant une intégration parfaite à l'environnement architectural. « Ce matériau offre des nuances de gris et de bleu, et confère une esthétique unique aux toits du Regina ».

I.T.E.C SA, entreprise spécialisée en isolation-toiture-étanchéité-couverture, s’est chargée de la réfection de la toiture. « Côté rue, les brisis à l’impérial ont réclamé un travail très technique et minutieux en raison d’une pose de l’isolation extérieure par sarking » explique Sébastien Aumont. Ce procédé, associant isolation par l’extérieur et pose de la couverture, offre un gain de volume intérieur et la conservation des moulures dans les chambres. Mais le niveau d’origine de la toiture a ainsi été repoussé de vingt centimètres, « Il nous a fallu prendre en compte ce nouveau profilage et adapter la courbe de la couverture » précise Sébastien Aumont. « Nous avons réceptionné sur place les bobines de zinc Rheinzink-prépatina clair afin d’exécuter le cintrage, le façonnage et les découpes en fonction des particularités techniques de ce chantier prestigieux ».

Fiche chantier

 

- Surface : 678 m² de couverture à tasseaux (374 m² en brisis et 304 m² en  terrassons) en Rheinzink-prépatina clair,

- Maître d'ouvrage : Hôtels Baverez, Paris (75)

- Maître d'oeuvre : DIRIM, Versailles (78)

- Réalisation des travaux : I.T.E.C. SA, Rosny-sous-Bois (93)

 

Le saviez-vous...

 

L'article L 132-1 du Code de la Construction et de l'habitat précise que les façades des immeubles doivent être constamment tenues en bon état de propreté. Les travaux nécessaires doivent être effectués au moins une fois tous les dix ans.

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